Un chien assoiffé boit dans un bol d'eau à l'ombre d'un vieux puits, dans une oasis ensoleillée.
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Donner de l’eau aux animaux pendant les fortes chaleurs

Sous un soleil de plomb, un voyageur assoiffé trouve un puits, puis aperçoit un chien haletant. Ce geste simple, rapporté par le Prophète ﷺ, rappelle ce que vaut une gorgée d'eau offerte à une créature en détresse.

3 min de lecture · Publié il y a 3 jours · 15 vues

Le soleil écrasait la route, et la terre brûlait sous les pas d'un homme qui marchait seul. Selon un hadith rapporté dans le Sahih al-Bukhari et le Sahih Muslim, le Prophète ﷺ a raconté que cet homme fut saisi par une soif violente. Il aperçut un puits, y descendit, but à sa soif, puis remonta.

Un chien au bord de la soif

En sortant du puits, il vit un chien qui haletait et léchait la terre humide, tant la soif le tourmentait. L'homme se dit alors que ce chien était atteint par la même soif que celle qu'il venait d'éprouver lui-même.

Il redescendit dans le puits et remplit son khuff, cette chaussure de cuir qui couvre le pied. Il le tint avec sa bouche pour remonter, puis fit boire le chien. D'après le hadith, Allah agréa son geste, l'en remercia et lui pardonna.

Les Compagnons, étonnés, demandèrent : « Ô Messager d'Allah, avons-nous donc une récompense pour ce que nous faisons envers les bêtes ? » Il ﷺ répondit, selon le Sahih al-Bukhari, qu'il y a une récompense pour chaque être vivant, littéralement « chaque foie humide ». Aucun animal n'est donc trop humble pour mériter qu'on le soulage.

L'eau, un droit partagé

Le Coran lui-même rappelle l'importance de l'eau partagée avec les bêtes. Dans la sourate Ash-Shu'ara, le prophète Salih montre à son peuple la chamelle envoyée comme signe, et fixe un tour d'eau pour elle et un tour pour eux :

﴿ قَالَ هَٰذِهِ نَاقَةٌ لَّهَا شِرْبٌ وَلَكُمْ شِرْبُ يَوْمٍ مَّعْلُومٍ ﴾

Il dit : « Voici une chamelle : à elle une part d'eau, et à vous une part d'eau, un jour déterminé. »

(Sourate Ash-Shu'ara, verset 155)

Ainsi, dans ce récit comme dans le hadith du puits, la source n'appartient pas seulement aux humains : les créatures vivantes y ont leur part.

Ce que ces récits nous murmurent

Dans la chaleur de l'été, les oiseaux cherchent un filet d'ombre, les chats errants guettent une flaque et les chiens, comme les animaux de ferme, ont la gorge sèche. Le voyageur du hadith n'a rien fait d'extraordinaire : il a su se reconnaître dans la souffrance d'un autre être vivant, et il a agi. Son effort, descendre une seconde fois dans le puits, montre que la miséricorde demande parfois un peu de peine.

Poser une écuelle d'eau fraîche à l'ombre, remplir un abreuvoir, vérifier que les bêtes dont on a la charge ne manquent pas d'eau : ces gestes simples s'inscrivent dans cet enseignement. À FranceVet, nous aimons le rappeler : la bienveillance envers les animaux commence souvent par une gorgée d'eau offerte, et Allah sait ce que valent les plus petits gestes de bonté.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

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