Des oiseaux déploient et replient leurs ailes dans un ciel doré, illustrant le verset de la sourate Al-Mulk.
Récit Animaux dans le Coran

Les oiseaux qui volent au-dessus de nous : qui les maintient dans le ciel ?

Dans le ciel, les oiseaux déploient leurs ailes puis les replient sans jamais tomber. Le Coran invite à contempler ce prodige silencieux comme une preuve de la puissance divine qui soutient toute vie.

3 min de lecture · Publié il y a 2 jours · 23 vues

Chaque jour, des volées d'oiseaux traversent le ciel au-dessus de nos têtes, tantôt planant immobiles, tantôt battant des ailes avec vigueur, sans jamais chuter. Ce spectacle, que l'on observe sans y prêter attention, est pourtant évoqué dans le Coran comme un signe à méditer.

Le verset de la sourate Al-Mulk

Dans la sourate Al-Mulk, Allah interpelle directement ceux qui lèvent les yeux vers le ciel et observent les oiseaux en plein vol.

﴿ أَوَلَمْ يَرَوْا إِلَى الطَّيْرِ فَوْقَهُمْ صَافَّاتٍ وَيَقْبِضْنَ ۚ مَا يُمْسِكُهُنَّ إِلَّا الرَّحْمَٰنُ ۚ إِنَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ بَصِيرٌ ﴾

« N'ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d'eux, déployant et repliant leurs ailes ? Seul le Tout Miséricordieux les soutient. Il est, sur toute chose, Clairvoyant. »

(Sourate Al-Mulk, verset 19)

Ce verset ne décrit pas un miracle isolé réservé à un oiseau particulier, mais un phénomène que chacun peut observer à tout instant : l'équilibre parfait d'une aile qui s'ouvre et se referme, portant un corps bien plus lourd que l'air qui l'entoure. Selon les commentateurs du Coran, cette image est donnée comme une preuve accessible à tous, sans besoin de savoir ni de richesse pour la saisir. Il suffit de lever les yeux.

Une invitation à la réflexion, pas seulement à l'émerveillement

Les exégètes soulignent que ce verset s'inscrit dans un ensemble de versets de la sourate Al-Mulk qui invitent l'être humain à observer la création — le ciel, les étoiles, la terre — pour y reconnaître la main du Créateur. L'oiseau devient ainsi un signe parmi d'autres, plus proche et plus quotidien que les astres lointains évoqués dans les versets voisins.

Il est rapporté que les anciens commentateurs insistaient sur le mot « Ar-Rahmân », le Tout Miséricordieux, utilisé précisément à cet endroit : ce n'est pas seulement la puissance qui retient l'oiseau dans les airs, mais une miséricorde qui s'étend à toute créature, même la plus petite, même celle dont le vol semble aller de soi.

De ce verset, les commentateurs tirent une leçon simple : si Allah soutient ainsi l'oiseau dans le ciel, sans fil ni soutien visible, Il est à plus forte raison capable de pourvoir aux besoins de toute créature sur terre. Cette image a souvent été rapprochée, dans la tradition, de l'idée de confiance en la subsistance accordée par Allah à chaque être vivant.

Un regard à porter sur les oiseaux d'aujourd'hui

En Tunisie comme ailleurs, il suffit d'observer les hirondelles au-dessus des toits, les mouettes le long des côtes ou les cigognes qui traversent le ciel à la saison des migrations pour retrouver ce même émerveillement que décrit le verset. Ce vol qui paraît si naturel reste, à l'échelle de la science elle-même, d'une complexité remarquable : la structure des os creux, la disposition des plumes, la précision des muscles alaires sont autant de détails qui invitent à la contemplation plutôt qu'à l'indifférence.

Se souvenir de ce verset, c'est aussi se rappeler que chaque oiseau croisé dans le ciel mérite respect et protection. Ne pas détruire un nid sans raison, laisser un point d'eau accessible aux oiseaux assoiffés en été, éviter de les effrayer ou de les blesser : autant de gestes simples qui prolongent, à notre échelle, la bienveillance que le Coran attribue au Tout Miséricordieux envers Ses créatures. Prendre soin des oiseaux qui volent au-dessus de nous, c'est honorer un signe que le Coran nous invite précisément à ne pas ignorer.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

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