Poule — Quelle différence entre le grit et les coquilles d'huîtres pour les poules
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Quelle différence entre le grit et les coquilles d'huîtres pour les poules ?

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Le grit insoluble et les coquilles d'huîtres ne jouent pas le même rôle et ne se substituent jamais l'un à l'autre : le premier est un outil mécanique qui reste dans le gésier pour broyer les aliments, le second est un aliment qui se dissout dans l'estomac pour fournir le calcium nécessaire à la coquille des œufs.

Deux fonctions, deux destins dans l'appareil digestif

Le grit véritable est composé de silex, de granit ou de quartz : des matériaux durs et insolubles qui ne se dégradent pas au contact des sucs gastriques. Logés dans le gésier, ces petits cailloux agissent comme des meules et s'usent lentement au fil des contractions musculaires ; ils doivent donc être renouvelés régulièrement, mais leur rôle n'est jamais nutritionnel. Les coquilles d'huîtres broyées, à l'inverse, sont presque entièrement composées de carbonate de calcium. Elles se dissolvent dans l'acidité de l'estomac et libèrent le calcium que la poule assimile pour minéraliser la coquille de ses œufs, un besoin considérable puisqu'une pondeuse mobilise chaque jour l'équivalent d'une fraction importante de sa réserve osseuse pour fabriquer une seule coquille.

La granulométrie doit s'adapter à l'âge : des grains fins pour les poussins qui commencent à picorer, un calibre moyen pour les jeunes en croissance, et un grit ou des coquilles de taille plus grossière pour les adultes, en particulier les pondeuses à fort besoin calcique. Les deux produits doivent être proposés séparément, dans des récipients distincts, à volonté : la poule règle elle-même sa consommation selon ses besoins du moment, contrairement au sel ou aux compléments mélangés à la ration qu'elle ne peut pas doser.

Le cas des poules en parcours extérieur

Les poules qui disposent d'un accès régulier à un sol meuble ou caillouteux trouvent souvent elles-mêmes leur grit en picorant sable, gravillons ou petits cailloux, ce qui réduit mais n'élimine pas totalement l'intérêt d'en proposer en complément, notamment en hiver quand le sol est gelé ou détrempé. En revanche, aucun parcours ne fournit de calcium en quantité suffisante pour une pondeuse régulière : l'apport de coquilles d'huîtres reste donc indispensable même pour les poules élevées en plein air. Un déficit calcique prolongé peut fragiliser le squelette et la qualité des coquilles ; en cas de doute sur l'état de ponte ou la solidité osseuse, l'avis d'un vétérinaire reste recommandé.

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