Placé dans un environnement totalement desséché, un petit animal de moins d'un millimètre se replie sur lui-même et perd presque toute son eau. Il ressemble alors à une poussière inerte, pourtant il peut revenir à la vie quelques jours plus tard, une fois réhydraté. Comment est-ce possible ?
Le tardigrade, ou « ourson d'eau », forme alors un petit « tonneau » déshydraté appelé tun. Son corps passe d'environ 85 % d'eau à moins de 3 %, et presque tout son métabolisme s'arrête. Ce n'est pas une mort, mais un état de vie ralentie appelé cryptobiose, qui prend fin dès que l'eau revient.
La protection ne repose pas sur une seule recette. Beaucoup d'organismes utilisent un sucre protecteur, le tréhalose, mais plusieurs espèces de tardigrades en produisent peu ou pas du tout. Certaines protéines propres à ce groupe semblent jouer un rôle, comme la protéine Dsup, qui se lie à l'ADN et le protège des radicaux libres dans les études menées, notamment sur des cellules humaines en culture.
Les mécanismes exacts restent incomplets : les chercheurs étudient encore comment ces pistes s'articulent entre elles.
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