Maladie virale Crevette rose du large

Maladie des points blancs de la crevette rose

La maladie des points blancs est une infection virale grave qui touche les crevettes et d'autres crustacés. Elle est provoquée par un virus appelé virus du syndrome des points blancs (WSSV). Cette maladie est présente dans de nombreuses zon...

De quoi s'agit-il ?

La maladie des points blancs est une infection virale grave qui touche les crevettes et d'autres crustacés. Elle est provoquée par un virus appelé virus du syndrome des points blancs (WSSV). Cette maladie est présente dans de nombreuses zones d'élevage de crevettes dans le monde et peut aussi toucher des populations sauvages, comme celles de crevette rose du large en Méditerranée. Elle est redoutée car elle peut tuer une grande partie d'une population en très peu de temps.

À retenir

Cette maladie est à déclaration obligatoire dans de nombreux pays en raison de son fort impact sur les populations de crustacés, qu'ils soient d'élevage ou sauvages.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Les crevettes atteintes montrent souvent une baisse d'activité et un comportement anormal, comme une nage irrégulière ou une tendance à se rapprocher de la surface ou des bords.

Elles peuvent cesser de s'alimenter.

Le signe le plus caractéristique, quand il est visible, est la présence de petites taches blanches rondes sous la carapace, surtout au niveau de la tête et du thorax. Ces taches correspondent à des dépôts de calcaire anormaux.

Dans de nombreux cas, surtout en milieu naturel, la maladie évolue très vite et les animaux meurent avant que des signes clairs n'aient pu être observés.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La maladie est causée par le virus du syndrome des points blancs (WSSV), un virus à ADN qui infecte les cellules de nombreux tissus de la crevette, notamment ceux dérivés de l'ectoderme et du mésoderme (carapace, branchies, tissu conjonctif, estomac).

Les variations brutales de température de l'eau, particulièrement les baisses rapides, favorisent l'apparition de la maladie chez les populations infectées.

Un stress important, une forte densité d'animaux et une mauvaise qualité de l'eau augmentent aussi la sensibilité à l'infection.

La présence d'autres crustacés porteurs sains du virus dans le même environnement constitue un facteur de risque de contamination.

Transmission

Le virus se transmet par contact direct entre animaux, par l'eau contaminée, et par ingestion de tissus ou de cadavres infectés (cannibalisme). Il peut également se transmettre de la femelle à sa descendance. Des oiseaux ou d'autres animaux se nourrissant de crustacés infectés peuvent contribuer à disperser le virus d'un milieu à un autre.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic repose sur l'observation des signes cliniques associée à des analyses de laboratoire spécialisées, notamment des tests de biologie moléculaire (PCR) permettant de détecter l'ADN du virus. Un examen des tissus au microscope peut également révéler des lésions caractéristiques. Ces analyses sont réalisées par des laboratoires spécialisés en pathologie des animaux aquatiques.

Traitement

Il n'existe aucun traitement curatif spécifique contre cette infection virale. La prise en charge, en contexte d'élevage, consiste essentiellement en des mesures de soutien et de gestion sanitaire visant à limiter la propagation (isolement, amélioration des conditions d'élevage).

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Il n'existe pas de vaccin contre cette maladie chez les crustacés.

En milieu d'élevage, les mesures de prévention reposent sur l'utilisation de populations indemnes certifiées, le contrôle strict de l'eau entrante, l'évitement des variations brutales de température, et une bonne gestion sanitaire générale (densité, hygiène, quarantaine des nouveaux arrivants).

En milieu naturel, il n'existe pas de moyen d'action direct ; la surveillance épidémiologique des populations sauvages permet de mieux comprendre la diffusion de la maladie.

Complications possibles

La maladie peut entraîner une mortalité très rapide et massive au sein d'une population touchée, pouvant affecter une grande partie des individus en quelques jours.

Quand consulter un vétérinaire

Observation de mortalités inhabituelles et rapides au sein d'une population de crevettes.

Présence de taches blanches sous la carapace associée à une baisse d'activité des animaux.

Changement brutal de comportement ou d'appétit dans un lot de crevettes élevées.

Suspicion de maladie dans un contexte d'élevage, nécessitant une déclaration aux autorités vétérinaires compétentes.

Pronostic

Le pronostic est généralement sombre en cas d'infection déclarée, avec un risque élevé de mortalité importante en peu de temps. Il n'existe pas de traitement permettant de guérir les animaux atteints.

Questions fréquentes

La maladie des points blancs peut-elle toucher l'être humain ?

Non, ce virus est spécifique aux crustacés et ne représente aucun danger pour l'être humain, que ce soit par contact ou par consommation.

Comment une crevette rose du large peut-elle attraper cette maladie en milieu naturel ?

La contamination se fait par contact avec d'autres crustacés infectés, par l'eau environnante, ou en se nourrissant de cadavres ou de tissus contaminés.

Peut-on soigner une crevette atteinte de cette maladie ?

Non, il n'existe aucun traitement curatif. La seule approche possible repose sur la prévention et la gestion sanitaire pour limiter la propagation du virus.

Les points blancs sont-ils toujours visibles chez les animaux infectés ?

Non, l'évolution de la maladie est parfois si rapide que les animaux meurent avant que ces taches ne deviennent clairement visibles.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

FAO — Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 27 octobre 2026

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EN BREF

AgentVirus
EspèceCrevette rose du large
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Catégories

Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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