Maladie virale Gnou, Impala

Malignant catarrhal fever (coryza gangreneux du gnou)

Le coryza gangreneux, ou fièvre catarrhale maligne, est une maladie virale grave causée par des herpèsvirus du groupe Macavirus. Le gnou est l'hôte réservoir naturel de l'un de ces virus, l'Alcelaphine herpesvirus 1, qu'il porte sans dévelo...

De quoi s'agit-il ?

Le coryza gangreneux, ou fièvre catarrhale maligne, est une maladie virale grave causée par des herpèsvirus du groupe Macavirus. Le gnou est l'hôte réservoir naturel de l'un de ces virus, l'Alcelaphine herpesvirus 1, qu'il porte sans développer lui-même la maladie. En revanche, ce virus est redoutable pour d'autres espèces comme les bovins, les buffles d'Afrique ou certains cervidés, chez qui il provoque une atteinte souvent mortelle. Chez le gnou, l'infection est donc le plus souvent asymptomatique, mais certains jeunes animaux stressés ou immunodéprimés peuvent occasionnellement présenter des signes cliniques légers.

À retenir

Bien que généralement bénigne chez le gnou porteur, cette maladie est extrêmement grave et quasi systématiquement mortelle chez les espèces réceptives comme les bovins et les buffles.

Publicité
Publicité

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Chez le gnou, l'infection est le plus souvent totalement silencieuse, sans aucun signe visible. Dans de rares cas, notamment chez de jeunes animaux affaiblis, on peut observer un abattement léger ou un écoulement nasal discret. Chez les espèces sensibles infectées par le gnou, les signes sont beaucoup plus sévères : fièvre élevée, écoulements oculaires et nasaux abondants, opacification des yeux, ulcérations buccales, diarrhée parfois sanglante et atteinte de l'état général pouvant conduire au décès.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La maladie est causée par des herpèsvirus du genre Macavirus, notamment l'Alcelaphine herpesvirus de type 1 (AlHV-1), dont le gnou est le porteur naturel asymptomatique. Le virus se transmet principalement lors de la période de mise bas des gnous, via les sécrétions nasales et oculaires, et peut contaminer d'autres espèces sensibles comme les bovins, buffles ou certains cervidés, chez qui la maladie est souvent mortelle. Chez le gnou lui-même, l'infection reste généralement silencieuse et sans conséquence clinique grave.

Les jeunes gnous nouveau-nés excrètent davantage de virus, en particulier durant la saison des naissances. Le stress, la surpopulation dans un enclos ou une immunodépression peuvent favoriser une expression clinique chez le gnou, bien que cela reste rare. La cohabitation étroite avec des espèces sensibles augmente fortement le risque de transmission croisée.

Transmission

Le virus se transmet principalement par contact direct ou indirect avec les sécrétions nasales et oculaires des gnous, surtout autour de la période de mise bas. La transmission se fait typiquement du gnou vers d'autres espèces sensibles comme les bovins ou les buffles, la transmission entre individus de l'espèce sensible elle-même étant généralement rare voire exceptionnelle.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

1

CARE_INFO_DUPLICATE

Traitement

Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique contre cette maladie. Chez les espèces sensibles présentant des signes cliniques, la prise en charge reste uniquement symptomatique et de soutien : anti-inflammatoires, soins de la déshydratation, et gestion de la douleur, sans garantie de guérison. Chez le gnou porteur sain, aucun traitement n'est nécessaire puisqu'il ne développe pas la maladie.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

La prévention repose avant tout sur la séparation physique entre les gnous et les espèces sensibles comme les bovins, buffles ou certains cervidés, en particulier durant la période de mise bas des gnous où l'excrétion virale est maximale. Dans les parcs zoologiques ou les réserves mixtes, une gestion rigoureuse des enclos et des distances de sécurité limite le risque de transmission. Il n'existe pas de vaccin largement disponible et efficace pour prévenir cette maladie chez les espèces sensibles.

Complications possibles

Chez les espèces sensibles autres que le gnou, les complications incluent des lésions oculaires irréversibles pouvant mener à la cécité, des atteintes digestives sévères, une défaillance multi-organique et le décès. Chez le gnou porteur, il n'y a généralement pas de complication clinique observable, l'animal restant un réservoir silencieux du virus.

Quand consulter un vétérinaire

Contact récent ou cohabitation entre des gnous et des bovins, buffles ou cervidés dans un contexte de parc ou de réserve.

Apparition chez un bovin ou un buffle voisin de signes tels que fièvre, écoulements oculaires ou nasaux, opacification des yeux.

Mise bas récente de gnous dans un environnement partagé avec d'autres ruminants.

Tout signe inhabituel chez un jeune gnou, même discret, dans un contexte d'élevage mixte.

Pronostic

Chez le gnou lui-même, le pronostic est excellent puisque l'animal reste porteur sans développer de maladie clinique significative. Le pronostic est en revanche très sombre chez les espèces sensibles infectées, comme les bovins ou les buffles, où l'évolution est le plus souvent fatale malgré les soins de soutien.

Questions fréquentes

Le gnou tombe-t-il malade du coryza gangreneux ?

Non, en général le gnou est porteur sain du virus. Il l'héberge et le transmet sans développer lui-même la maladie clinique, contrairement aux bovins ou aux buffles qui peuvent en mourir.

Le coryza gangreneux du gnou est-il dangereux pour l'homme ?

Non, cette maladie n'est pas transmissible à l'homme. Elle ne concerne que certaines espèces animales, en particulier les ruminants domestiques et sauvages.

Peut-on vacciner les gnous ou les bovins contre cette maladie ?

Il n'existe pas de vaccin disponible et efficace à grande échelle contre cette maladie. La prévention repose essentiellement sur la séparation des espèces sensibles et des gnous, notamment pendant la période de mise bas.

Comment savoir si un gnou est porteur du virus ?

Seuls des tests de laboratoire spécialisés, comme la PCR, permettent de détecter la présence du virus chez un gnou apparemment en bonne santé.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

MSD Veterinary Manual

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

Commentaires (0)

Pas encore de commentaire.

EN BREF

AgentVirus
EspèceGnou, Impala
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

Besoin d'un vétérinaire ?

Retrouvez un praticien près de chez vous sur FranceVet, avec ses spécialités, ses horaires et ses coordonnées.

Trouver un vétérinaire

Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

Publicité
Haut
Actualités
Suivez FranceVet sur Facebook
Conseils, adoptions et actus vétérinaires
S'abonner