Pasteurellose du markhor
La pasteurellose est une maladie bactérienne qui touche le markhor, une chèvre sauvage originaire des zones montagneuses d'Asie et présente aussi dans certains parcs et réserves. Elle est causée par des bactéries du genre Pasteurella ou Man...
De quoi s'agit-il ?
La pasteurellose est une maladie bactérienne qui touche le markhor, une chèvre sauvage originaire des zones montagneuses d'Asie et présente aussi dans certains parcs et réserves.
Elle est causée par des bactéries du genre Pasteurella ou Mannheimia, naturellement présentes dans les voies respiratoires de nombreux animaux.
Ces bactéries deviennent dangereuses lorsque l'animal est affaibli, stressé ou exposé à un changement brutal de conditions.
À retenir
Chez le markhor, espèce classée comme menacée, la pasteurellose peut évoluer de façon suraiguë et entraîner la mort en quelques heures. Une surveillance rapprochée des populations captives est recommandée.
Signes généralement observés
Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.
Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :
Les premiers signes sont souvent discrets : l'animal semble fatigué, mange moins et reste à l'écart du groupe.
Une fièvre élevée apparaît rapidement, accompagnée de toux et de difficultés respiratoires.
On peut observer un écoulement au niveau du nez, une salivation abondante et parfois un gonflement au niveau du cou ou de la gorge.
Dans les formes les plus graves, l'animal peut s'effondrer brutalement et mourir en quelques heures, sans signe annonciateur clair.
La respiration devient rapide et laborieuse à mesure que l'infection touche les poumons.
Quand consulter sans attendre
Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.
Causes et facteurs de risque
La maladie est provoquée par des bactéries du genre Pasteurella multocida ou Mannheimia haemolytica.
Ces germes vivent normalement dans le nez et la gorge des chèvres sans causer de problème.
Un déséquilibre de l'organisme, souvent lié au stress, permet à la bactérie de se multiplier et d'envahir les poumons ou le sang.
Le stress joue un rôle central : transport, changement d'enclos, forte chaleur ou froid intense, surpopulation.
Un système immunitaire affaibli, par exemple après une autre maladie ou chez un jeune animal, favorise l'apparition de la pasteurellose.
La promiscuité avec d'autres ongulés porteurs sains de la bactérie augmente le risque de transmission.
Les conditions d'élevage en captivité, avec des enclos mal ventilés ou humides, sont également un facteur favorisant.
Transmission
La bactérie se transmet par contact direct entre animaux, par les gouttelettes respiratoires lors de la toux ou des éternuements, et par les surfaces ou l'eau contaminées.
Diagnostic et prise en charge
Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.
Le vétérinaire s'appuie sur les symptômes, l'examen clinique et si possible des prélèvements respiratoires ou sanguins pour identifier la bactérie en laboratoire.
Une radiographie ou une échographie du thorax peut aider à évaluer l'atteinte pulmonaire.
Compte tenu du caractère précieux de l'espèce, tout animal suspect doit être isolé rapidement en attendant les résultats.
Traitement
Le traitement repose sur une antibiothérapie adaptée, prescrite et surveillée par un vétérinaire.
Des traitements de soutien comme des anti-inflammatoires et une réhydratation peuvent être associés selon l'état de l'animal.
Une prise en charge rapide améliore nettement les chances de survie.
Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.
Prévention
La réduction du stress est essentielle : transports limités, enclos spacieux et bien ventilés, gestion soignée des densités d'animaux.
La vaccination existe chez les caprins domestiques et peut être envisagée par le vétérinaire pour les markhors en captivité, notamment dans les programmes de conservation.
Une quarantaine pour tout nouvel animal introduit dans un groupe permet de limiter l'introduction de germes.
Une bonne hygiène des installations et une alimentation adaptée renforcent les défenses naturelles.
Vaccination
Des vaccins contre la pasteurellose existent chez les caprins domestiques. Leur usage chez le markhor est décidé au cas par cas par le vétérinaire responsable du programme de conservation, en fonction du contexte sanitaire local.
Complications possibles
Sans traitement, l'infection peut évoluer vers une septicémie généralisée touchant plusieurs organes.
Une pneumonie sévère peut entraîner une insuffisance respiratoire aiguë et la mort.
Chez une espèce menacée comme le markhor, chaque perte a un impact important sur les efforts de conservation.
Quand consulter un vétérinaire
L'animal refuse de manger ou reste isolé du groupe.
Une toux ou une gêne respiratoire apparaît.
Une fièvre ou un abattement soudain sont observés.
L'animal présente un gonflement au niveau du cou ou de la gorge.
Un animal du groupe est retrouvé couché sans pouvoir se relever.
Transmission à l'humain
Les pasteurelles peuvent occasionnellement se transmettre à l'humain, en particulier lors de morsure, griffure ou contact rapproché avec un animal malade. Une plaie causée par ce type d'animal doit être nettoyée et surveillée par un médecin.
Pronostic
Le pronostic dépend de la rapidité de la prise en charge : une intervention précoce donne de bonnes chances de guérison.
Dans les formes suraiguës, l'évolution peut être très rapide et le pronostic reste réservé malgré les soins.
Questions fréquentes
La pasteurellose du markhor est-elle contagieuse pour les autres animaux du groupe ?
Oui, la bactérie se transmet facilement par contact direct ou par les gouttelettes respiratoires. Isoler l'animal malade est une mesure importante pour protéger le reste du groupe.
Peut-on vacciner un markhor contre la pasteurellose ?
Des vaccins utilisés chez les chèvres domestiques peuvent être envisagés, mais la décision revient au vétérinaire en charge de l'animal, selon le contexte et les risques locaux.
Un markhor apparemment en bonne santé peut-il porter la bactérie ?
Oui, la bactérie peut être présente naturellement dans les voies respiratoires sans provoquer de symptôme, et se réveiller en cas de stress ou de baisse des défenses.
Faut-il isoler tout l'enclos en cas de suspicion ?
Un vétérinaire évaluera la situation, mais isoler l'animal malade et surveiller de près les congénères est une précaution habituelle en attendant son avis.
Références
WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)
FAO — Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 06 septembre 2026
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