Maladie bactérienne Bouquetin, Chamois

Pneumonie à Pasteurella

La pneumonie à Pasteurella est une infection bactérienne grave des poumons qui touche le bouquetin, notamment dans les populations sauvages ou semi-captives. Elle est causée par des bactéries du genre Pasteurella (et des genres proches comm...

De quoi s'agit-il ?

La pneumonie à Pasteurella est une infection bactérienne grave des poumons qui touche le bouquetin, notamment dans les populations sauvages ou semi-captives. Elle est causée par des bactéries du genre Pasteurella (et des genres proches comme Mannheimia ou Bibersteinia), naturellement présentes dans les voies respiratoires de nombreux ongulés sauvages et domestiques. Ces bactéries deviennent pathogènes lorsque l'animal est affaibli ou stressé, ou après un contact avec des animaux domestiques porteurs, en particulier des moutons ou des chèvres. Cette maladie est connue pour provoquer des épisodes de mortalité importante chez les bouquetins et d'autres caprinés sauvages, en particulier lors des périodes de stress climatique ou de forte densité de population.

À retenir

Cette maladie peut provoquer une mortalité importante et rapide au sein des populations de bouquetins, en particulier lors de contacts avec des petits ruminants domestiques porteurs ; elle est considérée comme une menace sérieuse pour la conservation de certaines populations sauvages.

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Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Les animaux atteints toussent, respirent difficilement et présentent souvent un écoulement nasal.

La respiration peut devenir rapide, superficielle ou bruyante, avec parfois des bruits de râles.

Une fièvre, un abattement marqué et une perte d'appétit accompagnent généralement l'infection.

Dans les formes graves, l'animal reste couché, refuse de se déplacer et peut mourir en quelques jours, parfois sans signe annonciateur très net chez des animaux sauvages difficiles à observer.

Chez le bouquetin, la maladie évolue souvent très vite et peut toucher plusieurs individus d'un même groupe en peu de temps.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

L'infection est due à des bactéries du groupe des Pasteurellaceae, notamment Pasteurella multocida, Mannheimia haemolytica et Bibersteinia trehalosi. Ces germes colonisent normalement les voies respiratoires supérieures sans provoquer de maladie. Un déséquilibre lié au stress, au froid, à une autre infection virale ou à un contact rapproché avec des petits ruminants domestiques peut permettre à la bactérie de descendre dans les poumons et de déclencher une pneumonie sévère.

Le contact direct ou indirect avec des petits ruminants domestiques est le principal facteur de risque identifié. Le stress lié aux conditions climatiques difficiles (froid, neige, sécheresse), la forte densité d'animaux dans un même secteur, une alimentation insuffisante et un système immunitaire affaibli par une autre maladie favorisent aussi l'apparition de la pneumonie.

Transmission

La transmission se fait par voie respiratoire, via des gouttelettes projetées lors de la toux ou des éternuements, et par contact rapproché entre animaux. Le partage de points d'eau ou de zones de pâturage avec des moutons ou des chèvres domestiques porteurs sains est considéré comme un facteur de transmission important vers les populations de bouquetins sauvages.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic repose sur l'examen clinique des animaux malades ou morts, complété par des analyses de laboratoire : prélèvements respiratoires, culture bactérienne et parfois autopsie pour observer l'état des poumons. Chez les animaux sauvages, le diagnostic est souvent posé après la mort, lors d'une autopsie réalisée par un vétérinaire ou un service de faune sauvage, en particulier lors d'épisodes de mortalité groupée.

Traitement

Le traitement, lorsqu'il est possible chez un animal capturé ou en captivité, repose sur des antibiotiques adaptés à la bactérie en cause, associés à des soins de soutien. Chez les populations sauvages en liberté, un traitement individuel est rarement réalisable et la gestion repose surtout sur la prévention et la surveillance.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Chez les populations sauvages, la prévention repose surtout sur la limitation des contacts entre bouquetins et petits ruminants domestiques, en particulier dans les zones de pâturage partagées. Pour les animaux en parc ou en captivité, une bonne gestion de la densité, une alimentation adaptée et une surveillance sanitaire régulière permettent de réduire le risque. Il n'existe pas de vaccin couramment utilisé chez le bouquetin sauvage.

Complications possibles

La pneumonie peut évoluer vers une atteinte pulmonaire sévère et irréversible, une septicémie (diffusion de la bactérie dans tout l'organisme) et la mort. Dans les populations sauvages, des épisodes de mortalité massive touchant une grande partie d'un troupeau ont été rapportés lors de certaines épizooties.

Quand consulter un vétérinaire

Observation d'un ou plusieurs bouquetins toussant ou respirant anormalement dans un groupe suivi ou en captivité.

Découverte d'animaux morts ou moribonds sans cause apparente, surtout de façon groupée.

Apparition de signes respiratoires chez un animal captif ou en parc après contact avec des petits ruminants domestiques.

Abattement marqué, refus de se lever ou de se déplacer chez un bouquetin observé.

Pronostic

Le pronostic est réservé à sombre en l'absence de prise en charge rapide, surtout dans un contexte sauvage où le traitement individuel est difficile à mettre en œuvre. Chez un animal captif traité tôt, les chances de guérison sont meilleures, mais des séquelles pulmonaires peuvent persister.

Questions fréquentes

Le bouquetin peut-il transmettre cette maladie à mes chèvres domestiques ?

C'est plutôt l'inverse qui est le plus documenté : les petits ruminants domestiques, souvent porteurs sains de ces bactéries, peuvent transmettre l'infection aux bouquetins sauvages, avec des conséquences parfois graves pour ces derniers.

Cette maladie est-elle dangereuse pour l'humain ?

Non, la pneumonie à Pasteurella chez le bouquetin n'est pas considérée comme transmissible à l'humain dans les conditions habituelles.

Peut-on vacciner les bouquetins contre cette maladie ?

Il n'existe pas de programme de vaccination courant pour les populations sauvages de bouquetins ; la prévention repose surtout sur la limitation des contacts avec les animaux domestiques.

Pourquoi cette maladie touche-t-elle souvent plusieurs animaux en même temps ?

Parce que la bactérie se transmet facilement par voie respiratoire entre animaux vivant en groupe, ce qui peut provoquer une propagation rapide au sein d'un troupeau, surtout en période de stress.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

MSD Veterinary Manual

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

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EN BREF

AgentBactérie
EspèceBouquetin, Chamois
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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