Maladie virale Sardine

Septicémie hémorragique virale de la sardine

La septicémie hémorragique virale (SHV) est une maladie virale grave qui touche de nombreuses espèces de poissons, dont la sardine (Sardina pilchardus). Elle est provoquée par un rhabdovirus qui attaque plusieurs organes internes et provoqu...

De quoi s'agit-il ?

La septicémie hémorragique virale (SHV) est une maladie virale grave qui touche de nombreuses espèces de poissons, dont la sardine (Sardina pilchardus). Elle est provoquée par un rhabdovirus qui attaque plusieurs organes internes et provoque des hémorragies. Cette maladie est surveillée de près par les autorités sanitaires car elle peut entraîner des pertes importantes dans les populations de poissons, qu'elles soient sauvages ou élevées. Elle figure parmi les maladies à déclaration obligatoire dans de nombreux pays.

À retenir

Maladie à surveillance sanitaire renforcée en raison de son potentiel de mortalité élevée et de sa contagiosité.

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Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Les poissons atteints nagent de façon anormale, parfois en tournant sur eux-mêmes ou en restant près de la surface sans réaction. \nOn observe souvent un gonflement du ventre, une pâleur des branchies et parfois des yeux troubles ou exorbités. \nDe petites hémorragies (points ou plages rouges) peuvent apparaître sur la peau, à la base des nageoires ou dans les yeux. \nLes poissons deviennent léthargiques, cessent de s'alimenter et se rassemblent parfois en surface ou près des berges. \nDans les formes aiguës, la mortalité peut survenir rapidement sans que tous ces signes soient visibles.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La maladie est causée par un rhabdovirus, un virus à ARN qui infecte les cellules de plusieurs organes (rein, rate, cœur, système nerveux). \nCe virus se multiplie particulièrement bien dans les eaux froides à tempérées, ce qui influence la saisonnalité de la maladie.

Les eaux froides favorisent l'expression clinique de la maladie. \nLe stress lié à une forte densité de population, à une mauvaise qualité de l'eau ou à des variations brutales de température augmente la sensibilité des poissons. \nLes mouvements de poissons entre zones ou bassins sans contrôle sanitaire favorisent la propagation du virus.

Transmission

Le virus se transmet principalement par contact direct entre poissons ou par l'eau contaminée, notamment via les excrétions et sécrétions des animaux infectés. \nLes mouvements de poissons entre zones géographiques ou installations peuvent favoriser sa dissémination.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic repose sur des analyses de laboratoire spécialisées, notamment la recherche du virus par des techniques de biologie moléculaire ou par culture virale à partir de prélèvements d'organes internes. \nUn vétérinaire ou un spécialiste en pathologie des poissons doit être impliqué dès la suspicion de mortalité anormale, car cette maladie fait l'objet d'une surveillance officielle dans certains pays.

Traitement

Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique validé pour cette maladie chez les poissons. \nLa prise en charge vise surtout à limiter le stress, à améliorer les conditions environnementales et à isoler les populations affectées pour éviter la propagation. \nLes autorités sanitaires peuvent imposer des mesures de restriction de mouvement ou d'abattage sanitaire selon la réglementation en vigueur.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Il n'existe pas de vaccin disponible en usage courant pour cette maladie chez la sardine. \nLa prévention repose surtout sur la surveillance sanitaire des populations, le contrôle des mouvements de poissons et l'évitement de l'introduction d'animaux dont le statut sanitaire est inconnu. \nMaintenir une bonne qualité de l'eau et limiter les facteurs de stress aide à réduire le risque d'apparition clinique.

Complications possibles

La maladie peut entraîner une mortalité massive et rapide dans les populations touchées, notamment chez les jeunes individus ou en cas de stress environnemental important. \nLes atteintes internes graves (rein, rate, cœur) compromettent la survie à long terme des poissons qui survivent à la phase aiguë.

Quand consulter un vétérinaire

Observation de mortalités inhabituelles ou soudaines dans une population de sardines.

Poissons présentant une nage anormale, une léthargie ou un gonflement abdominal.

Présence de saignements visibles sur la peau, les yeux ou à la base des nageoires.

Suspicion de maladie contagieuse dans un contexte d'élevage ou de captivité.

Pronostic

Le pronostic est réservé à sombre en cas d'infection aiguë, avec un risque de mortalité élevé, en particulier chez les jeunes poissons ou lors de conditions de stress. \nLes poissons qui survivent peuvent rester porteurs du virus et représenter une source de contamination pour d'autres populations.

Questions fréquentes

La septicémie hémorragique virale touche-t-elle uniquement la sardine ?

Non, ce virus peut infecter de nombreuses espèces de poissons, marins et d'eau douce, selon les souches virales en circulation.

Peut-on soigner un poisson atteint de cette maladie ?

Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique. La prise en charge vise à limiter le stress et à éviter la propagation aux autres poissons.

Cette maladie est-elle dangereuse pour l'homme ?

Non, elle n'est pas transmissible à l'homme. Elle affecte uniquement les poissons.

Comment éviter que cette maladie n'apparaisse dans un élevage ?

En contrôlant les mouvements de poissons, en surveillant la qualité de l'eau et en limitant les facteurs de stress pour les animaux.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

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EN BREF

AgentVirus
EspèceSardine
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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