Maladie environnementale Raie torpille

Traumatismes liés aux filets de pêche et captures accidentelles de la raie torpille

La raie torpille (Torpedo torpedo et Torpedo marmorata) est un poisson cartilagineux capable de produire une décharge électrique, présent notamment le long des côtes tunisiennes. Comme beaucoup d'espèces marines vivant près du fond, elle es...

De quoi s'agit-il ?

La raie torpille (Torpedo torpedo et Torpedo marmorata) est un poisson cartilagineux capable de produire une décharge électrique, présent notamment le long des côtes tunisiennes. Comme beaucoup d'espèces marines vivant près du fond, elle est fréquemment capturée accidentellement par les filets de pêche (chaluts, filets maillants, palangres) ou blessée lors de manipulations par les pêcheurs. Ces événements ne constituent pas une « maladie » au sens classique mais un ensemble de traumatismes physiques et de stress pouvant compromettre gravement la survie de l'animal.\n\nCette fiche décrit les lésions et complications observées chez une raie torpille victime d'une capture accidentelle (« prise accessoire » ou bycatch) ou blessée par un engin de pêche.

Les signes dépendent du type de traumatisme subi.\n\nOn peut observer des plaies ou lacérations sur la peau, les nageoires (ailes) ou la queue, causées par le frottement dans les mailles du filet ou par les hameçons.\n\nUn gonflement localisé ou une déformation d'une nageoire peuvent indiquer une fracture du squelette cartilagineux ou une luxation.\n\nL'animal capturé puis relâché peut présenter une nage anormale : difficulté à se maintenir à l'horizontale, nage en cercle, ou incapacité à regagner le fond.\n\nUn stress important lié à la capture (sortie de l'eau, manipulation, variations de pression) peut se traduire par une respiration très rapide au niveau des évents (orifices respiratoires), une léthargie prolongée ou une incapacité à se réfugier après remise à l'eau.\n\nDans les cas les plus graves, l'animal peut mourir rapidement après la capture, parfois sans lésion visible, du fait du stress physiologique cumulé (barotraumatisme, épuisement, exposition à l'air).

Les causes sont exclusivement d'origine mécanique et environnementale, liées à l'activité de pêche : \n\n- Enchevêtrement dans un filet maillant, un chalut de fond ou une palangre, entraînant compression, abrasion ou déchirure des tissus.\n- Capture par hameçon, provoquant une plaie perforante au niveau de la bouche ou du tube digestif.\n- Manipulation brutale par les pêcheurs lors du tri des prises (l'animal étant souvent rejeté rapidement en raison du risque de décharge électrique).\n- Exposition prolongée à l'air hors de l'eau, entraînant une hypoxie (manque d'oxygène) et un dessèchement des branchies et de la peau.\n- Variation brutale de pression lors d'une remontée rapide depuis les fonds, pouvant causer un barotraumatisme.

À retenir

Le stress de capture peut entraîner une mortalité différée même en l'absence de blessure visible ; toute manipulation doit être la plus brève et précautionneuse possible.

Publicité
Publicité

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

FAO — Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

Commentaires (0)

Pas encore de commentaire.

EN BREF

AgentEnvironnement
EspèceRaie torpille
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

Besoin d'un vétérinaire ?

Retrouvez un praticien près de chez vous sur FranceVet, avec ses spécialités, ses horaires et ses coordonnées.

Trouver un vétérinaire

Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

Publicité
Haut
Actualités
Suivez FranceVet sur Facebook
Conseils, adoptions et actus vétérinaires
S'abonner