Maladie parasitaire Bondrée, Condor

Trypanoplasmose aviaire (paludisme aviaire)

La trypanoplasmose aviaire, aussi appelée paludisme aviaire, est une maladie parasitaire du sang qui touche de nombreuses espèces d'oiseaux, dont les rapaces comme la bondrée (Pernis apivorus). Elle est causée par des parasites microscopiqu...

De quoi s'agit-il ?

La trypanoplasmose aviaire, aussi appelée paludisme aviaire, est une maladie parasitaire du sang qui touche de nombreuses espèces d'oiseaux, dont les rapaces comme la bondrée (Pernis apivorus). Elle est causée par des parasites microscopiques transmis par la piqûre d'insectes suceurs de sang, principalement des moustiques.\n\nCette maladie affaiblit l'oiseau en détruisant ses globules rouges, ce qui peut provoquer une anémie plus ou moins marquée. Chez les oiseaux sauvages, l'infection est souvent chronique et discrète, mais elle peut devenir grave chez un individu stressé, blessé ou immunodéprimé, comme cela arrive lors de la prise en charge en centre de soins.

À retenir

Chez un oiseau sauvage déjà fragilisé, cette maladie peut évoluer vers une anémie sévère potentiellement mortelle si elle n'est pas prise en charge rapidement.

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Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Les signes cliniques sont souvent discrets chez un oiseau par ailleurs vigoureux, l'infection pouvant passer inaperçue. Lorsque la maladie s'exprime, on observe une fatigue générale, une faiblesse, un abattement et une réticence au vol. Les muqueuses (visibles notamment dans la bouche) peuvent apparaître pâles en raison de l'anémie causée par la destruction des globules rouges. L'oiseau peut aussi présenter une perte d'appétit et un amaigrissement progressif. Dans les formes sévères, des difficultés respiratoires et un état de prostration peuvent apparaître.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La maladie est due à des protozoaires parasites du sang appartenant au genre Plasmodium (ou genres apparentés comme Haemoproteus et Leucocytozoon, souvent regroupés sous le terme de paludisme aviaire). Ces parasites envahissent les globules rouges de l'oiseau et s'y multiplient, provoquant leur destruction progressive.

Les jeunes oiseaux, les individus déjà affaiblis (blessure, autre maladie, malnutrition) et ceux soumis à un stress important (capture, transport, captivité) sont plus susceptibles de développer une forme clinique grave. La présence importante de moustiques dans l'environnement, notamment près des zones humides ou en période chaude et humide, favorise la transmission.

Transmission

La transmission se fait exclusivement par la piqûre d'insectes vecteurs, principalement des moustiques (genre Culex notamment), qui transportent le parasite d'un oiseau infecté vers un oiseau sain. Il n'y a pas de transmission directe entre oiseaux, ni de contamination par contact ou par voie alimentaire.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic repose sur l'observation clinique par un vétérinaire spécialisé en faune sauvage ou aviaire, complétée par un examen de sang : un frottis sanguin coloré permet de rechercher le parasite à l'intérieur des globules rouges au microscope. Des tests moléculaires (PCR) peuvent confirmer l'espèce de parasite en cause. Ces examens sont surtout réalisés dans les centres de soins pour la faune sauvage ou les cliniques vétérinaires spécialisées en oiseaux, car une bondrée est un rapace protégé rarement présenté en clientèle classique.

Traitement

La prise en charge repose sur des soins de soutien : réhydratation, apport nutritionnel adapté et repos dans un environnement calme et protégé des insectes piqueurs. Des molécules antiparasitaires spécifiques peuvent être utilisées sous contrôle vétérinaire strict dans les cas avérés et cliniquement significatifs. Le traitement est toujours décidé et encadré par un vétérinaire, en particulier pour une espèce sauvage protégée comme la bondrée.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Il n'existe pas de moyen de prévention direct pour un oiseau sauvage vivant en liberté, car l'exposition aux insectes piqueurs fait partie de son environnement naturel. Dans les centres de soins et de sauvegarde de la faune, la lutte contre les moustiques (moustiquaires, élimination des eaux stagnantes autour des volières) permet de réduire le risque de transmission ou de réinfection chez les oiseaux hospitalisés, en particulier ceux qui sont affaiblis.

Complications possibles

Une anémie sévère peut entraîner une insuffisance des organes vitaux, en particulier chez un jeune oiseau ou un individu déjà affaibli. Les rapaces sauvages capturés en centre de soins pour une autre raison (blessure, intoxication) sont particulièrement vulnérables si une trypanoplasmose aviaire est présente en parallèle, car leurs réserves physiologiques sont déjà entamées. La mort peut survenir en l'absence de prise en charge, surtout en cas de co-infection.

Quand consulter un vétérinaire

Un rapace sauvage semble anormalement faible, abattu ou incapable de voler correctement.

Les muqueuses visibles (bouche) paraissent pâles.

L'oiseau refuse de s'alimenter ou perd du poids de façon visible.

Un oiseau déjà pris en charge en centre de soins présente une aggravation soudaine de son état général.

Toute découverte d'un rapace sauvage en détresse doit être signalée à un centre de sauvegarde de la faune sauvage ou à un vétérinaire, sans tenter de le soigner soi-même.

Pronostic

Le pronostic dépend beaucoup de l'état général de l'oiseau au moment du diagnostic. Une bondrée par ailleurs en bonne santé peut supporter une infection légère sans grande conséquence visible. En revanche, un individu jeune, blessé, stressé ou déjà malade a un pronostic plus réservé, l'anémie pouvant s'aggraver rapidement. Une prise en charge précoce en centre de soins spécialisé améliore les chances de récupération.

Questions fréquentes

La trypanoplasmose aviaire peut-elle se transmettre à l'homme ?

Non. Les parasites responsables de cette maladie chez les oiseaux ne sont pas transmissibles à l'être humain. Il n'existe aucun risque de contamination directe ou indirecte pour les personnes qui manipulent un oiseau infecté.

Comment une bondrée attrape-t-elle cette maladie ?

L'oiseau est contaminé par la piqûre d'un moustique ou d'un autre insecte piqueur porteur du parasite. Il n'y a pas de contact direct nécessaire entre oiseaux pour que la maladie se transmette.

Une bondrée infectée peut-elle guérir seule ?

Chez un oiseau sauvage en bonne santé générale, l'infection peut rester discrète et être maîtrisée par son propre système immunitaire. Mais un individu affaibli, blessé ou stressé a besoin d'une prise en charge vétérinaire pour éviter une aggravation.

Peut-on prévenir cette maladie chez les rapaces sauvages ?

Il n'existe pas de prévention individuelle possible pour un oiseau sauvage en liberté. En centre de soins, on peut limiter l'exposition aux insectes piqueurs pour les oiseaux hospitalisés, ce qui réduit le risque de nouvelle infection ou d'aggravation.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

CDC — Centers for Disease Control and Prevention

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

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EN BREF

AgentParasite
EspèceBondrée, Condor
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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