Plus de 60 moutons et chèvres morts à Gafsa : suspicion d’entérotoxémie
Plus de 60 moutons et chèvres morts à Gafsa : suspicion d’entérotoxémie
La région d’El Mziraâ, relevant de la délégation de Métlaoui dans le gouvernorat de Gafsa, a enregistré, jeudi 13 août, une mortalité massive et soudaine de plus de 60 moutons et chèvres, suscitant l’inquiétude de plusieurs éleveurs de la région.
L’entérotoxémie, principale hypothèse concernant la mort des animaux
Le chef du service de la production agricole au Commissariat régional au développement agricole (CRDA) de Gafsa, Karem Tlili, a indiqué que les premières constatations et les autopsies ont révélé des signes compatibles avec ce que les éleveurs appellent localement « Boumrira », une appellation populaire désignant l’entérotoxémie.
Il a toutefois précisé que ces constatations restent préliminaires, dans l’attente des résultats des analyses de laboratoire qui permettront de déterminer la cause exacte de la mortalité des animaux.
Quelles sont les causes de l’entérotoxémie chez les moutons et les chèvres ?
L’entérotoxémie est une maladie pouvant toucher les moutons, les chèvres et d’autres ruminants. Elle peut, dans certains cas, provoquer une mort brutale et rapide.
Parmi les facteurs pouvant favoriser son apparition figurent notamment :
- Un changement brutal dans la nature ou la composition de l’alimentation.
- Une transition rapide vers des aliments concentrés ou riches en amidon.
- Une modification soudaine de la ration alimentaire du troupeau.
- Certains déséquilibres liés à l’alimentation.
Le phosphate est-il à l’origine de la mort des animaux à Gafsa ?
Concernant les informations faisant état d’un éventuel lien entre le phosphate et la mort des moutons et des chèvres, Karem Tlili a indiqué que cette hypothèse n’est pas confirmée à ce stade.
Il a ajouté que les services compétents prévoient d’envoyer des échantillons à un laboratoire spécialisé dans l’analyse des substances toxiques, afin d’identifier la cause réelle de la mortalité.
Le Commissariat régional au développement agricole de Gafsa travaille également en coordination avec l’administration générale du ministère de l’Agriculture afin d’identifier un laboratoire capable de réaliser les analyses dans les meilleurs délais et d’obtenir rapidement les résultats.
L’entérotoxémie est-elle contagieuse et peut-elle se transmettre à l’être humain ?
Le responsable a confirmé que l’entérotoxémie n’est pas une maladie contagieuse et ne se transmet pas à l’être humain. Il a également écarté, à ce stade, l’existence d’un risque général pour le cheptel de la région.
L’importance de cet incident réside principalement dans le nombre élevé d’animaux morts et dans le fait que les cas ont été enregistrés chez plusieurs éleveurs de la région d’El Mziraâ, et non chez un seul exploitant.
Comment prévenir l’entérotoxémie chez les moutons ?
Une bonne gestion de l’alimentation du troupeau peut contribuer à réduire les risques d’entérotoxémie. Parmi les principales mesures préventives :
Modifier progressivement l’alimentation
Il est recommandé d’éviter les changements brusques de type d’aliment, notamment lors de l’introduction d’aliments concentrés ou riches en amidon. La transition doit être progressive afin de permettre aux animaux de s’adapter.
Vaccination préventive
La vaccination préventive sous la supervision d’un vétérinaire peut constituer un élément important du programme de prévention, notamment avant toute modification importante de la ration alimentaire.
Surveiller les animaux et leur alimentation
Une surveillance quotidienne du troupeau et une attention particulière à tout changement soudain de l’appétit, du comportement ou de l’état général des animaux permettent de solliciter rapidement un vétérinaire en cas de problème.
Les analyses de laboratoire permettront de déterminer la cause de la mortalité
Dans l’attente des résultats des analyses, l’entérotoxémie demeure une hypothèse préliminaire. Il n’est donc pas possible, à ce stade, d’affirmer que le changement d’alimentation, l’eau contaminée ou le phosphate constitue la cause directe de la mort des animaux.
Les analyses de laboratoire devraient permettre de déterminer la cause exacte de la mortalité de plus de 60 moutons et chèvres dans la région d’El Mziraâ et d’identifier les mesures appropriées pour protéger les animaux encore vivants.
À noter : en cas de mortalité soudaine ou massive d’animaux, il est recommandé de ne pas consommer ni distribuer les animaux morts et de contacter rapidement un vétérinaire ou les services vétérinaires compétents afin d’identifier la cause du décès et de prendre les mesures nécessaires.
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