Maladie environnementale Narval, Béluga

Emprisonnement sous la banquise (piégeage par les glaces)

L'emprisonnement sous la banquise, aussi appelé "sassat" par les Inuits, est un phénomène naturel qui touche le narval, une baleine arctique à défenses.\n\nCe cétacé doit remonter régulièrement à la surface pour respirer de l'air. Or il ne...

De quoi s'agit-il ?

L'emprisonnement sous la banquise, aussi appelé "sassat" par les Inuits, est un phénomène naturel qui touche le narval, une baleine arctique à défenses.\n\nCe cétacé doit remonter régulièrement à la surface pour respirer de l'air. Or il ne peut pas percer une glace trop épaisse avec son évent.\n\nLorsque les vents et les courants referment brutalement les zones d'eau libre (les polynies ou les chenaux) sur lesquelles les narvals comptent pour respirer, un groupe entier peut se retrouver piégé loin de toute ouverture suffisante vers l'air libre.\n\nCe n'est pas une maladie infectieuse mais un accident environnemental grave, qui peut entraîner la mort par asphyxie d'un grand nombre d'animaux en quelques jours si aucune issue ne se dégage.

Les narvals piégés se regroupent souvent de façon très dense autour du seul trou d'air restant, parfois par dizaines ou centaines.\n\nOn observe une agitation intense près de l'ouverture, des animaux qui se bousculent pour respirer, une fatigue visible et des mouvements de plus en plus lents chez les individus les plus affaiblis.\n\nLa peau et le museau peuvent présenter des blessures, des éraflures ou des plaies dues aux frottements répétés contre les bords tranchants de la glace en tentant d'agrandir le trou.\n\nDans les cas prolongés, certains animaux montrent des signes d'épuisement extrême, une respiration difficile et peuvent finir par se noyer ou mourir asphyxiés faute d'oxygène.

À retenir

Ce phénomène peut entraîner la mort de nombreux narvals en peu de temps et constitue une urgence de conservation lorsqu'il touche une population déjà fragile.

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Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

Le piégeage survient quand un changement rapide de température, de vent ou de courant provoque la formation soudaine de glace sur de larges étendues d'eau libre habituellement utilisées par les narvals pour se déplacer et respirer entre deux zones de mer ouverte.\n\nLes narvals migrent en suivant les polynies et les chenaux de glace mince. Si ces couloirs se referment plus tôt ou plus vite que prévu, en particulier lors d'un refroidissement brutal en début d'hiver, les animaux n'ont plus le temps de rejoindre la mer ouverte avant l'englacement complet.

Les groupes de narvals qui migrent tardivement en automne ou qui restent trop longtemps dans les baies et fjords arctiques avant la débâcle hivernale sont les plus exposés.\n\nUn hiver rigoureux avec une prise de glace rapide, un manque de vent pour maintenir les polynies ouvertes, ou une distance importante à parcourir jusqu'à la mer libre augmentent fortement le risque.\n\nLes jeunes narvals et les animaux déjà affaiblis supportent moins bien un épisode prolongé de piégeage.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Il n'y a pas de "diagnostic vétérinaire" individuel pour ce phénomène : il est identifié par observation directe du groupe piégé, généralement rapporté par des chasseurs, des scientifiques ou des communautés locales survolant ou parcourant la zone.\n\nLes biologistes marins évaluent la gravité de la situation en observant la taille du trou d'air restant, le nombre d'animaux concernés, leur état général et la distance à la mer libre la plus proche.

Traitement

Il n'existe pas de traitement médical pour ce phénomène, qui est un accident environnemental et non une maladie.\n\nLes seules interventions possibles sont d'ordre logistique et humain : agrandissement du trou existant à l'aide d'outils, tentative d'ouverture d'un chenal vers la mer libre, ou dans certains cas exceptionnels usage d'explosifs contrôlés pour fragmenter la glace.\n\nCes opérations sont menées par des équipes locales ou scientifiques et ne relèvent pas d'un acte vétérinaire classique.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Il n'existe pas de prévention individuelle possible pour cet accident naturel qui touche des populations sauvages entières.\n\nÀ l'échelle des populations, une surveillance des zones de piégeage récurrentes par satellite ou par les communautés inuites permet parfois de repérer un "sassat" en formation et d'alerter les autorités locales.\n\nDans certains cas historiques, des interventions humaines (creusement du trou, dynamitage contrôlé de la glace, ou guidage vers une issue) ont été tentées pour limiter la mortalité, mais elles restent complexes, coûteuses et pas toujours efficaces.

Complications possibles

Sans intervention rapide, l'issue peut être la mort d'un grand nombre d'animaux du groupe par asphyxie ou noyade.\n\nLes animaux affaiblis deviennent aussi des proies plus faciles pour les ours polaires qui repèrent ces trous d'air et profitent de la situation pour chasser les narvals épuisés.\n\nLes survivants peuvent présenter des blessures cutanées et un épuisement durable après l'épisode.

Quand consulter un vétérinaire

Observation d'un regroupement inhabituel et dense de narvals autour d'un trou d'eau dans la banquise.\nSignes d'agitation intense, de bousculade ou de fatigue visible chez les animaux rassemblés.\nPrésence de plaies ou de sang autour du trou de respiration.\nDécouverte de carcasses de narvals près d'une zone de glace récemment formée.

Pronostic

Le pronostic dépend surtout de la rapidité avec laquelle une issue vers la mer libre peut être rétablie, naturellement par le vent ou les courants, ou artificiellement par intervention humaine.\n\nSi le trou d'air se referme complètement ou si la zone libre la plus proche est trop lointaine, la mortalité au sein du groupe piégé peut être très élevée en l'espace de quelques jours à quelques semaines.\n\nUne intervention rapide et un redoux climatique peuvent en revanche permettre à une grande partie du groupe de rejoindre la mer ouverte et de survivre.

Questions fréquentes

Le piégeage par les glaces est-il une maladie ?

Non. C'est un accident environnemental naturel lié aux conditions de glace en Arctique, pas une infection ni une maladie transmissible.

Peut-on sauver des narvals piégés sous la banquise ?

Parfois. Des interventions humaines comme l'agrandissement du trou d'air ou l'ouverture d'un chenal vers la mer libre ont déjà permis de limiter la mortalité, mais ce n'est pas toujours possible ni efficace.

Pourquoi les narvals restent-ils parfois trop longtemps avant la prise des glaces ?

Certains groupes migrent tardivement en automne, souvent pour profiter de zones d'alimentation, et se retrouvent surpris par un englacement plus rapide ou plus précoce que prévu.

Ce phénomène touche-t-il d'autres animaux marins arctiques ?

Oui, des phénomènes similaires de piégeage par les glaces sont documentés chez d'autres cétacés arctiques comme le béluga, dans les mêmes conditions de fermeture rapide des polynies.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

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EN BREF

AgentEnvironnement
EspèceNarval, Béluga
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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