Parasitisme gastro-intestinal du requin pèlerin (vers ronds)
Le parasitisme gastro-intestinal du requin pèlerin correspond à la présence de vers ronds (nématodes) logés dans l'estomac ou l'intestin de cet animal marin géant. Le requin pèlerin est un grand poisson filtreur qui se nourrit de plancton e...
De quoi s'agit-il ?
Le parasitisme gastro-intestinal du requin pèlerin correspond à la présence de vers ronds (nématodes) logés dans l'estomac ou l'intestin de cet animal marin géant. Le requin pèlerin est un grand poisson filtreur qui se nourrit de plancton en nageant la gueule ouverte. Comme beaucoup d'animaux sauvages marins, il héberge naturellement certains parasites internes sans que cela pose toujours un problème de santé. Cette fiche décrit ce que l'on sait de ce parasitisme chez cette espèce peu commune, très difficile à observer et à soigner en pratique.
Signes généralement observés
Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.
Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :
Chez un animal aussi grand et vivant en pleine mer, les signes cliniques sont presque impossible à observer directement.\n\nLorsque des requins pèlerins échoués ou trouvés morts ont été examinés, certains présentaient un état corporel amaigri, une carcasse en mauvais état général ou des lésions de la paroi digestive liées à la présence de nombreux vers.\n\nDans la plupart des cas, la présence de nématodes est découverte de façon fortuite lors d'une autopsie, sans qu'il soit possible de dire avec certitude si les parasites ont contribué à la mort de l'animal ou s'ils étaient seulement présents sans gêne majeure.
Quand consulter sans attendre
Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.
Causes et facteurs de risque
La maladie est due à des vers ronds (nématodes) qui s'installent dans l'estomac ou l'intestin du requin pèlerin. Ces parasites appartiennent à des groupes connus chez les poissons cartilagineux (requins et raies). Le requin pèlerin se contamine probablement en avalant, avec le plancton qu'il filtre, des formes larvaires du parasite ou de petits organismes intermédiaires qui hébergent ces larves.
On ne dispose pas de données précises sur les facteurs qui favorisent une infestation importante chez cette espèce.\n\nDe façon générale chez les poissons marins, une forte présence de plancton contaminé dans certaines zones d'alimentation, ou un affaiblissement de l'animal pour une autre raison, pourraient favoriser l'installation de parasites en grand nombre.
Diagnostic et prise en charge
Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.
Le diagnostic de ce parasitisme se fait presque exclusivement après la mort de l'animal, lors d'un examen post-mortem (autopsie) réalisé par des spécialistes de la faune marine, souvent sur des individus échoués.\n\nLes vers sont alors retrouvés directement dans le tube digestif et identifiés par un examen approprié. Il n'existe pas d'examen de routine permettant de diagnostiquer cette parasitose chez un requin pèlerin vivant en mer.
Traitement
Compte tenu de la taille de l'animal, de son mode de vie pélagique et de son statut d'espèce protégée, il n'existe pas de traitement antiparasitaire applicable en pratique sur un requin pèlerin vivant en milieu naturel.\n\nLa prise en charge de cette parasitose reste donc essentiellement documentaire, dans le cadre d'études scientifiques sur la santé de l'espèce.
Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.
Prévention
Il n'existe pas de mesure de prévention applicable à un animal sauvage vivant en pleine mer.\n\nLa préservation de la qualité des eaux et des écosystèmes planctoniques dont dépend le requin pèlerin reste la meilleure façon indirecte de limiter les déséquilibres pouvant favoriser les maladies parasitaires chez cette espèce protégée.
Complications possibles
Une forte charge parasitaire pourrait, en théorie, contribuer à un affaiblissement général de l'animal, une perte d'état corporel ou aggraver d'autres problèmes de santé déjà présents.\n\nToutefois, le lien direct entre ce parasitisme et des échouages ou des morts de requins pèlerins n'est pas clairement établi à ce jour.
Quand consulter un vétérinaire
Un requin pèlerin échoué, mort ou en difficulté doit être signalé aux autorités compétentes ou aux réseaux d'échouage de faune marine.\nUn animal apparaissant très amaigri ou nageant anormalement près des côtes doit également être signalé pour permettre un suivi scientifique.\nSeuls des spécialistes de la faune marine sauvage sont habilités à intervenir sur cette espèce protégée.
Pronostic
Le pronostic global de cette parasitose chez le requin pèlerin est mal connu. Chez la plupart des animaux sauvages, une infestation modérée par des vers ronds est généralement bien tolérée et n'entraîne pas de conséquence grave.\n\nUne infestation très importante, associée à un mauvais état général, pourrait en revanche jouer un rôle défavorable, sans que l'on puisse actuellement quantifier ce risque avec précision pour cette espèce.
Questions fréquentes
Le requin pèlerin peut-il transmettre ces vers à l'homme ?
Non, il n'existe pas de données indiquant que ces parasites du requin pèlerin puissent infecter l'être humain. Ce parasitisme n'est pas considéré comme une zoonose.
Peut-on soigner un requin pèlerin infesté par ces vers ?
En pratique, non. Il s'agit d'un très grand animal marin protégé, impossible à traiter individuellement en pleine mer avec les moyens vétérinaires classiques.
Comment sait-on que cette parasitose existe chez le requin pèlerin ?
Elle a été identifiée lors d'autopsies réalisées sur des individus retrouvés échoués ou morts, dans le cadre de programmes scientifiques de suivi de cette espèce protégée.
Cette parasitose est-elle fréquente chez le requin pèlerin ?
Les données disponibles sont limitées car cette espèce est difficile à étudier. On ne peut donc pas donner de fréquence précise à l'échelle de la population.
Références
WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)
Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 24 août 2026
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