Maladie autre Espadon

Traumatismes liés aux filets de pêche et captures accidentelles de l'espadon

Les traumatismes liés aux filets de pêche regroupent l'ensemble des blessures physiques subies par l'espadon lorsqu'il se retrouve piégé, accidentellement ou volontairement, dans un engin de pêche : filet maillant, chalut, palangre ou senne...

De quoi s'agit-il ?

Les traumatismes liés aux filets de pêche regroupent l'ensemble des blessures physiques subies par l'espadon lorsqu'il se retrouve piégé, accidentellement ou volontairement, dans un engin de pêche : filet maillant, chalut, palangre ou senne.

Ce n'est pas une maladie au sens classique du terme, mais un ensemble de lésions traumatiques pouvant aller de simples égratignures à des blessures graves, parfois mortelles.

L'espadon, poisson pélagique puissant et rapide, se débat violemment lorsqu'il est pris, ce qui aggrave souvent les dommages initiaux.

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Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Les signes varient selon la gravité et la localisation des lésions.

On peut observer des marques ou lacérations sur la peau, souvent linéaires, correspondant au frottement des mailles du filet.

Le rostre (l'épée caractéristique de l'espadon) peut être cassé, fissuré ou érodé, surtout s'il s'est pris dans les mailles en se débattant.

Des nageoires déchirées, écrasées ou partiellement sectionnées sont fréquentes, notamment la nageoire caudale et les pectorales.

Les branchies, très fragiles, peuvent être compressées ou lésées, entraînant une gêne respiratoire visible par une nage anormale ou des mouvements operculaires irréguliers.

Une pâleur des tissus, un gonflement localisé ou une hémorragie externe traduisent des lésions plus profondes.

Dans les cas sévères, l'animal reste immobile en surface ou coule, incapable de nager normalement, signe d'un épuisement extrême ou d'un choc traumatique.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La cause directe est le contact mécanique avec un engin de pêche : mailles de filet, câbles de chalut, ligne de palangre ou hameçon.

Le poisson se blesse en se débattant pour tenter de se libérer, ce qui use ou déchire la peau, les nageoires et parfois le rostre.

La durée de rétention dans l'engin avant la remise à l'eau ou la mort aggrave l'intensité des lésions.

Le stress physiologique lié à la capture (épuisement musculaire, accumulation d'acide lactique) fragilise également l'animal, le rendant plus vulnérable aux infections secondaires une fois relâché.

Les zones de pêche intensive au filet maillant ou au chalut pélagique augmentent le risque de capture accidentelle.

Une durée de traîne ou de pose de filet prolongée accroît la sévérité des blessures.

Les jeunes individus et les poissons déjà affaiblis (maladie, parasitisme) supportent moins bien le stress de la capture.

Une température de l'eau élevée ou un faible taux d'oxygène dissous aggravent l'épuisement respiratoire pendant la lutte dans le filet.

Les manipulations brutales lors du décrochage ou de la remise à l'eau augmentent également le risque de traumatisme supplémentaire.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

1

Il n'existe pas de « diagnostic » au sens vétérinaire classique pour un poisson sauvage en mer.

2

L'évaluation se fait par observation directe des lésions visibles : plaies, nageoires abîmées, rostre cassé, comportement de nage anormal.

3

Dans un contexte de recherche scientifique, d'aquarium ou de bassin de réhabilitation, un examen plus poussé peut être réalisé par un vétérinaire spécialisé en espèces aquatiques ou exotiques, incluant l'observation des branchies, de la peau et du comportement natatoire.

Traitement

En mer, aucun traitement curatif n'est généralement possible pour un espadon relâché après capture accidentelle.

Dans le cas exceptionnel d'un individu maintenu en structure spécialisée (bassin de réhabilitation, aquarium scientifique), la prise en charge peut inclure des soins de plaies, une antisepsie locale, et dans certains cas des traitements antibiotiques à visée préventive contre les infections secondaires, toujours sous supervision vétérinaire spécialisée.

Le soutien respiratoire (eau bien oxygénée) et la limitation du stress sont essentiels à la récupération.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

La prévention repose essentiellement sur les pratiques de pêche responsable.

L'utilisation de dispositifs réduisant les captures accessoires, une surveillance régulière des filets pour limiter le temps d'immersion, et une manipulation douce et rapide des poissons capturés vivants diminuent le risque de blessures graves.

La formation des pêcheurs aux bonnes pratiques de remise à l'eau (éviter de soulever le poisson par le rostre, limiter le temps hors de l'eau, favoriser une remise à l'eau rapide en douceur) contribue à réduire la mortalité différée.

Des réglementations de pêche adaptées, comme la limitation des zones ou périodes de pêche dans les habitats de reproduction, participent aussi à la préservation de l'espèce.

Complications possibles

Les complications principales sont les infections secondaires des plaies, notamment bactériennes ou fongiques, qui peuvent s'installer sur les tissus lésés.

Une atteinte branchiale sévère peut entraîner une insuffisance respiratoire progressive et la mort différée après remise à l'eau, même si le poisson semblait initialement viable.

Un rostre cassé peut altérer durablement la capacité de chasse de l'animal, compromettant sa survie à long terme.

L'épuisement musculaire extrême peut également provoquer un choc métabolique parfois fatal, y compris après une remise à l'eau apparemment réussie.

Quand consulter un vétérinaire

Poisson observé avec des plaies profondes ou des saignements importants après capture

Nage anormale, poisson qui coule ou reste immobile en surface après remise à l'eau

Rostre visiblement cassé ou déformé

Difficulté respiratoire marquée (mouvements operculaires très rapides ou irréguliers)

Contexte de recherche ou de bassin de réhabilitation nécessitant un avis vétérinaire spécialisé en espèces aquatiques

Pronostic

Le pronostic dépend directement de la gravité des lésions et du temps passé dans l'engin de pêche.

Des blessures superficielles avec une remise à l'eau rapide permettent souvent une survie et une cicatrisation naturelle en mer.

En revanche, des lésions branchiales importantes, un épuisement extrême ou des fractures du rostre assombrissent nettement le pronostic, avec un risque de mortalité différée même après une remise à l'eau apparemment réussie.

Questions fréquentes

Un espadon capturé accidentellement puis relâché peut-il survivre ?

Oui, c'est possible si les blessures sont superficielles et que la remise à l'eau est rapide. Mais un épuisement important ou des lésions profondes réduisent fortement les chances de survie, même si le poisson semble nager normalement au moment du relâcher.

Le rostre cassé repousse-t-il ?

Le rostre est une structure osseuse qui ne se régénère pas comme un tissu mou. Une fracture peut cicatriser partiellement mais laisse souvent une déformation permanente, pouvant gêner la chasse de l'animal.

Pourquoi ne peut-on pas soigner un espadon blessé en mer ?

Les espadons sont des poissons pélagiques sauvages, impossibles à capturer et manipuler sans risque supplémentaire pour un traitement en mer. Les soins ne sont envisageables que dans des structures spécialisées comme certains centres de recherche ou grands aquariums.

Ces blessures ont-elles un impact sur la population d'espadons ?

Les captures accidentelles et la mortalité différée qui en découle sont surveillées par les organismes de gestion des pêches, car elles peuvent affecter la dynamique des populations sauvages, en plus de la pêche ciblée.

Références

FAO — Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

Contenu relu par l'équipe éditoriale FranceVet · Mis à jour 18 août 2026

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EN BREF

AgentAutre
EspèceEspadon
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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