Gazelle dorcas — Comment la gazelle dorcas survit-elle sans boire dans le Sahara
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Comment la gazelle dorcas survit-elle sans boire dans le Sahara ?

19 vues · il y a 1 semaine

La gazelle dorcas ne boit pratiquement jamais : elle tire toute l'eau dont elle a besoin des plantes désertiques qu'elle broute et de la rosée matinale, tout en limitant ses pertes hydriques grâce à des reins très efficaces, des crottes presque sèches et une activité concentrée aux heures fraîches.

Un métabolisme économe en eau

Les végétaux consommés par la gazelle dorcas — acacias, graminées et plantes succulentes du Sahara et du sud tunisien — contiennent souvent 30 à 60 % d'eau selon la saison et l'hygrométrie nocturne. En broutant tôt le matin, l'animal profite en plus de la rosée condensée sur les feuilles, une ressource hydrique négligeable en apparence mais cruciale dans un milieu où il ne pleut parfois pas pendant des mois. Ses reins, très concentrateurs, produisent une urine hautement concentrée qui réduit au minimum les pertes en eau libre, et ses intestins réabsorbent l'essentiel de l'humidité fécale, donnant des crottes sèches et dures caractéristiques des ongulés désertiques.

Autre stratégie clé : la tolérance à l'hyperthermie diurne. La gazelle dorcas laisse sa température corporelle grimper de plusieurs degrés pendant les heures les plus chaudes plutôt que de dépenser de l'eau à transpirer ou haleter pour se refroidir ; la chaleur accumulée est ensuite dissipée passivement la nuit, quand l'air désertique se refroidit fortement. Elle réduit aussi son activité motrice aux heures brûlantes, se reposant à l'ombre rare des arbustes, et se déplace et se nourrit préférentiellement à l'aube et au crépuscule.

Une espèce menacée jusque dans le sud tunisien

Ces adaptations extrêmes n'empêchent pas la gazelle dorcas d'être classée vulnérable par l'UICN : braconnage, dérangement par les véhicules tout-terrain et concurrence avec le bétail pour les rares pâturages fragilisent les populations résiduelles, y compris dans les zones arides du sud tunisien où l'espèce est encore présente mais surveillée de près par les autorités en charge de la faune sauvage.

Publié le · Mis à jour le

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