Marmotte — Pourquoi certains animaux hibernent-ils
Adaptation & survie Montagne Europe

Pourquoi certains animaux hibernent-ils ?

21 vues · il y a 1 semaine

La marmotte des Alpes hiberne pour survivre à des mois où la nourriture herbacée disparaît sous la neige : elle abaisse activement sa température corporelle près de celle du terrier (souvent 4 à 6°C) et son cœur, qui bat au repos autour de 80 à 100 battements par minute, chute à seulement 3 à 10 battements par minute pendant plusieurs jours d'affilée.

Un métabolisme mis en veille, mais pas éteint

Contrairement à une simple somnolence, la vraie hibernation de la marmotte alterne de longues phases de torpeur profonde, de plusieurs jours à environ deux semaines, avec de brefs réveils périodiques où l'animal remonte sa température corporelle à la normale en quelques heures. Ces réveils, bien que courts, consomment une part importante des réserves de graisse accumulées avant l'hiver : les chercheurs estiment qu'ils représentent la majorité de la dépense énergétique totale de la saison, alors qu'ils n'occupent qu'une fraction du temps passé sous terre.

Pendant la torpeur, la fréquence respiratoire chute elle aussi drastiquement, parfois à une poignée de respirations par minute, et l'activité cérébrale se réduit fortement. Cette léthargie profonde distingue nettement la marmotte de l'ours, dont l'état hivernal — souvent appelé hivernation ou dormance — maintient une température corporelle proche de la normale (baisse de seulement quelques degrés) et un réveil quasi immédiat en cas de dérangement, sans les cycles de réveils coûteux observés chez les hibernants stricts.

Le déclencheur n'est pas seulement le froid

L'entrée en hibernation n'est pas une simple réaction au thermomètre : elle est programmée en amont par le raccourcissement de la photopériode à la fin de l'été, qui agit sur une horloge biologique interne saisonnière. Cette horloge endogène prépare l'organisme, notamment via des changements hormonaux, plusieurs semaines avant les premières gelées, ce qui explique que des marmottes maintenues en conditions contrôlées puissent amorcer un cycle hibernal même sans chute brutale de température ambiante. Le froid module ensuite la profondeur et la durée des phases de torpeur, mais l'horloge interne reste le principal chef d'orchestre du phénomène.

Publié le · Mis à jour le

Ce fait vous a appris quelque chose ? Partagez-le.

Partager
Publicité

Commentaires (0)

Pas encore de commentaire.

Haut
Suivez FranceVet sur Facebook
Conseils, adoptions et actus vétérinaires
S'abonner