Un chat tigré assis près d'un bol d'eau dans une cour ensoleillée, avec un chien qui se repose à l'ombre d'un olivier.
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Quand adopter un animal devient une responsabilité

Les hadiths rapportent le sort d'une chatte enfermée sans nourriture et celui d'un chien assoiffé secouru au bord d'un puits. Deux récits pour rappeler qu'accueillir un animal, c'est s'engager à prendre soin de lui.

3 min de lecture · Publié il y a 1 semaine · 46 vues

Dans un hadith rapporté par Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim, le Prophète ﷺ évoque une femme dont le sort fut lié à une chatte. Elle l'avait attachée et enfermée jusqu'à ce que l'animal meure. Elle ne lui avait donné ni nourriture ni boisson, et elle ne l'avait pas laissée libre de se nourrir des petites bêtes de la terre.

Une vie confiée, une responsabilité née

Ce récit est bref, mais il dit beaucoup. La chatte n'a pas été chassée ni ignorée de loin : elle a été gardée, donc placée sous la charge de quelqu'un. À partir de ce moment, elle ne pouvait plus chercher seule sa nourriture ni son eau. Le hadith souligne ce point : celui qui garde un animal devient responsable de ses besoins les plus simples. Il doit le nourrir, lui donner à boire, ou bien le laisser libre de subvenir à sa faim.

Un autre récit, lui aussi rapporté par Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim, montre la face lumineuse de cette attention. Le Prophète ﷺ raconte qu'un homme marchait sur un chemin, saisi par une grande soif. Il trouva un puits, y descendit et but. En remontant, il vit un chien qui haletait et léchait la terre humide tant il avait soif. L'homme se dit que ce chien souffrait de la même soif que lui. Il redescendit dans le puits, remplit son khuff (sa chaussure de cuir) d'eau, le tint avec sa bouche pour remonter, puis abreuva le chien. Le Prophète ﷺ ajoute qu'Allah l'en remercia et lui pardonna.

Les compagnons demandèrent alors : « Messager d'Allah, avons-nous donc une récompense pour ce que nous faisons envers les animaux ? » Il répondit, selon ce hadith : « Il y a une récompense pour tout être vivant doté d'un foie humide. »

Des bêtes qui ne peuvent pas parler

Il est aussi rapporté, dans le recueil de Abu Dawud, que le Prophète ﷺ passa près d'un chameau dont le dos était collé au ventre tant il était maigre. Il dit alors, en substance : « Craignez Allah au sujet de ces bêtes qui ne peuvent pas parler. » Selon un autre récit du même recueil, il se rendit dans le jardin d'un homme des Ansar, où un chameau pleurait. Il passa la main derrière ses oreilles et l'animal s'apaisa. Il demanda ensuite qui en était le maître et lui rappela que cet animal se plaignait d'être affamé et fatigué.

Ces récits ont un point commun. L'animal ne peut pas réclamer ce dont il a besoin avec des mots. Il dépend entièrement de celui qui l'a pris en charge, et la tradition invite à regarder cette dépendance avec attention et douceur.

Ce que ces récits nous disent aujourd'hui

Accueillir un chat, un chien ou tout autre compagnon n'est donc pas un simple geste d'affection du moment. C'est s'engager à lui donner chaque jour de l'eau, de la nourriture, un abri et des soins, et à le faire dans la durée. Avant d'adopter, on peut se demander si l'on aura le temps, les moyens et la patience nécessaires. Les hadiths rappellent qu'un geste de bonté, même envers un chien assoiffé, ne passe pas inaperçu auprès d'Allah. Ils montrent aussi qu'une vie confiée à nos mains mérite une attention constante. Que cette leçon guide notre bienveillance envers tous les animaux.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

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